Ce qu'elle fait bien

Un objet connecté fait trois choses : il mesure (fumée, température, mouvement, ouverture d'une porte), il agit (allumer, chauffer, verrouiller) et il prévient (une notification sur le téléphone). L'intérêt vient quand on les relie : le détecteur d'ouverture qui coupe la tête thermostatique quand on aère, la lampe qui s'allume quand la sonnette détecte quelqu'un.

Le second intérêt est la programmation. Un thermostat connecté suit vos horaires sans qu'on y pense, des ampoules connectées simulent une présence le soir pendant une absence.

Ce qu'elle ne fait pas

  • Elle ne remplace pas une télésurveillance. Une caméra qui envoie une alerte vous prévient vous, personne d'autre. Si votre téléphone est éteint, l'alerte attend.
  • Elle ne remplace pas l'entretien. Un détecteur de monoxyde de carbone prévient d'une fuite, il ne l'empêche pas : la prévention passe d'abord par l'entretien et la vérification des appareils à combustion, rappelle Santé.fr.
  • Elle ne marche pas sans courant. Un objet sur piles s'arrête quand elles sont vides, un objet sur secteur à la coupure. Les fonctions qui passent par internet s'arrêtent quand la box redémarre.
  • Elle ne devine pas. Les automatismes font exactement ce qu'on leur a dit. Une règle mal pensée allume la lumière à trois heures du matin.

Les deux familles à ne pas confondre

Certains objets sont de sécurité : le détecteur de fumée est obligatoire dans tout logement, il doit marcher même si le Wi-Fi tombe, et la connexion n'est qu'un plus. D'autres sont de confort : lampes, prises, thermostats. Pour les premiers, on regarde d'abord la norme ; pour les seconds, la compatibilité.

Ce que ça change pour vous

Partez d'un besoin précis (chauffer moins, être prévenu, ne plus chercher ses clés) plutôt que d'un objet. Les leçons suivantes expliquent comment les objets se parlent, et pourquoi ce choix technique décide de ce que vous pourrez relier. Les mots techniques renvoient au lexique.